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Comme certain(e)s ont pu le constater, ce blog est mis à jour de façon très régulière, on va donc faire d'une pierre six coups. Commençons par dire un petit mot sur Iron Man 3 puisqu'il y a un mot à dire. Partez du fait que le film commence par un titre d'Eiffel 65 et se termine par une voiture nommée E-tron, et vous aurez une bonne idée du contexte. D'un côté on garde le fun d'Iron Man, de l'autre on s'en éloigne pour s'asseoir sur un script plus sombre et moins bien écrit. Le film commence par remonter le temps jusqu'en 1999 pour nous présenter deux nouveaux personnages, le scientifique Aldrich Killian et la chercheuse Maya Hansen. L'un veut travailler avec Stark, l'autre semble avoir créée une plante qui se régénère toute seule. Sur le papier c'est une bonne idée, dans la forme c'est moins bon, ce petit retour en arrière va tout simplement permettre de ruiner le suspens du film puisqu'on connaitra immédiatement la finalité des évènements qui vont suivre. En gros, on aurait du apprendre plus tard ce qu'on sait depuis le début.

 

 

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La distribution est bancale également, Ben Kingsley est excellent mais le personnage du Mandarin est bien trop sous-exploité, Gwyneth Paltrow continue de prendre du grade dans l'histoire mais reste encore un poil trop en retrait (sauf à la fin du film ou elle... sera un peu particulière), idem pour Don Cheadle qui mérite qu'on lui accorde plus de temps. Guy Pearce est bon dans la première partie (oui, il surjoue un peu mais c'est du Marvel alors ça passe), la seconde est un peu plus limite. Ajoutons à ceci l'absence des membres du SHIELD et, au grand regret de tout le monde, de Scarlett, malgré quelques petites références au film Avengers (puisque Iron Man 3 se déroule après ces évènements). Côté réalisation, malgré le nom de Shane Black (réalisateur de L'Arme Fatale et autres Kiss Kiss Bang Bang) c'est tout aussi mitigé, on aura de jolies scènes (la séquence de l'avion est assez savoureuse, l'arrivée de l'armée Stark pendant la scène finale l'est tout autant, bien que pas toujours cohérente), de bons effets spéciaux (la destruction de la maison devrait plaire à Roland Emmerich) et de bonnes idées (la reconstitution 3D de la scène de crime notamment) mais également d'autres plus mauvaises, ou tout simplement mal mises en scènes (et répétitives, comme cette armure qui ne cesse de voler au secours de Tony, une fois c'est cool, quinze fois, moins). Exit également la bande-son rock'n'roll à base de ACDC et autres Black Sabbath, certains s'en plaindront, les autres prendront le temps d'apprécier la qualité de la B.O actuelle qui contient néanmoins quelques bons thèmes. Bref, Iron Man 3 a gardé le bon et le mauvais des deux premiers épisodes, le résultat est bêtement moyen. Si l'envie vous en prend vous pouvez restez jusqu'à la fin du générique histoire de (peut-être) rigoler une dernière fois, mais ne vous attendez pas à une mise en place du Avengers 2 ou de tout autre Marvel puisque ce n'est le cas).

 

 

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Si vous voulez un peu de poésie, vous pourrez jeter un oeil au Upside Down de Juan Solanas avec Jim Sturgess et Kirsten Dunst. Mélange de fantastique, de science-fiction, de conte de fée et de film d'auteur, Upside Down est une sorte de... Roméo & Juliette, finalement. Il raconte l'histoire d'Adam, un jeune homme vivant dans un monde ouvrier et grisâtre, hanté par le souvenir d'une blondinette nommée Eden, une jeune femme vivant dans un monde luxurieux. Adam et Eden, oui. Et ces deux mondes sont en réalité deux planètes différentes qui tournent sur une même orbite, presque collées entre-elles (ce qui rappelle un peu le "repli" des rues de Paris du rêve d'Ellen Page dans Inception), ils n'ont qu'à lever les yeux pour admirer le monde d'en haut. Je vous passe les détails, le film ne fait que prendre au pied de la lettre l'expression "tomber amoureux", il y a le monde d'en bas, le monde d'en haut, le garçon pauvre, la fille riche... Upside Down jongle avec les métaphores comme un routier avec des cardans de Simca pour nous offrir une histoire d'amour linéaire, sans aucune surprise, niaise à outrance, pompée par un scénario utilisant des raccourcis narratifs dignes des plus mauvaises comédies romantiques ou films SF de seconde zone, embrassé par un monde couvert de CGI tel un énorme fond d'écran Photoshoppé jusqu'à la moëlle et utilisant la musique sans aucune parcimonie (bien qu'on retrouve dans celle-ci des morceaux de Syd Matters et autres Sigur Rós). Quant à la réalisation, qui ne cesse de jongler entre différents axes de caméra, c'est sympa cinq minutes mais ça donne un peu la gerbe sur la longueur. Bref, Upside Down tente de jongler avec les symboles et autres métaphores pour se créer une vraie mythologie mais n'y parvient jamais, le concept est intéressant, quelques idées sont à garder mais le tout est aussi poussif que complètement vide. D'un film supposé renversant n'en ressort qu'un flagrant mauvais-goût et un manque incroyable de finesse et de suggestion.

 

 

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Si vous ne voulez pas de poésie, allez donc faire un tour chez Jason Blum. Après avoir produit Paranormal Activity, Insidious, Sinister (et bientôt le prochain Rob Zombie, ainsi que le prochain Oren Peli intitulé Area 51, ça promet), le bougre sortira prochainement Dark Skies, un film... d'horreur, fantastique ou ce que vous voulez, avec lui on sait jamais vraiment ce qu'il en est. Encore une fois on a droit à un script original, une famille vit dans une banlieue bien tranquille dans une jolie petite maison, c'est alors que se produisent des évènements étranges. Ils apprendront plus tard que leur enfant a été "marqué" par des extraterrestres pour un futur enlèvement. Cette fois pas de found-footage ni de caméra subjective (mais de la caméra de surveillance, on ne se refait pas), le film est réalisé avec une vraie caméra et rappellera parfois la mise en scène d'Insidious, quelque chose de très simple, old-school, et largement suffisant. Le deuxième point agréable, contrairement à Paranormal Activity, c'est que le film va au bout de son sujet, on en voit ni trop, ni pas assez, il n'y a pas de gore et pas d'abus, seulement quelques ombres et des boites de conserves empilées. L'ensemble rappellera les premiers films de Spielberg et autres X-Files puisqu'il semble s'en inspirer largement. Peut-être trop, c'est d'ailleurs ce qui fait son plus gros défaut; Dark Skies n'a aucune personnalité, il pique des scènes aux films qui ont déjà fait leurs preuves et qui sont bien plus intéressants que lui, il empile les clichés, il n'innove en rien sur l'apparence de nos amis d'outre-Terre, n'a quasiment aucune profondeur et n'a pas plus creusé pour pondre son final. Bref, une petite série B qui plaira peut-être aux nostalgiques, malgré un manque de contenu flagrant.

 

 

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Histoire de faire la transition, sachez que Dark Skies a été réalisé par Scott Charles Stewart, le même réalisateur qui oeuvre actuellement sur Defiance, la nouvelle série SF diffusée sur Syfy. Un futur lointain, des humains et plusieurs races d'extraterrestres qui tentent de cohabiter dans un monde hostile, les codes de la science-fiction sont respectés sans pour autant apporter d'idées nouvelles - du moins pour le moment, la série est en cours de diffusion. Le monde est assez chouette, mélange de western et de cyber-punk le tout baigné dans un monde post-apocalyptique, certains aliens ont de la gueule, d'autres moins, mais c'est à peu près tout. La mise en scène, l'écriture, la direction des acteurs, le rythme, tout est inégal, parfois c'est bon, parfois c'est mauvais, parfois ça a du sens et parfois non. Idem pour les effets spéciaux, certains sont de bonne facture et d'autres sont très mauvais - le pire reste encore cet éclairage douteux et ces jeux de contrastes horribles sur l'image, c'est moins dérangeant que cette chose infâme qu'on nomme Battlestar Galactica : Blood & Chrome, par exemple, mais c'est tout de même rétiniennement peu agréable. Et puis on pourrait une nouvelle fois ouvrir le débat concernant le maquillage, ce choix qui implique de déformer plus ou moins partiellement le visage d'un acteur pour lui donner un côté plus... moche ? Pardon, plus original, moins humain, à l'image de la jolie Stephanie Leonidas qui se retrouve à porter un pseudo-masque de Na'vi, avec un front étrange et un nez à moitié enfoncé. Etait-ce vraiment nécessaire ? Bref, au casting on retrouve également Grant Bowler (le Capitaine Gault de Lost) qui manque un peu de charisme, Julie Benz (Rita Bennett dans la série Dexter) qui manque de talent, Tony Curran, Mia Kirshner ainsi que Jaime Murray, fille de Billy Murray. Et non de Bill Murray. Notons pour terminer que Defiance propose un tout nouveau concept (un projet transmédia, pour être précis), car la série télévisée est accompagnée d'un jeu-vidéo de type MMO-TPS édité et développé par Trion Worlds. L'univers est le même, l'histoire également, il est donc possible de naviguer entre les supports et il semblerait même qu'il y ait des interactions entre les deux, mais je ne saurais en dire plus.

 

 

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Si vous préférez les grosses dindes, vous pourrez vous pencher sur Primeval: New World. Dérivé de la série Nick Cutter et les Portes du temps, P:NW raconte l'histoire d'une petite équipe chargée d'étudier des anomalies (des failles spatio-temporelles) et, accessoirement, de chasser divers types de dinosaures qui viennent faire un petit tour dans notre monde. Certains sont cools, d'autres beaucoup moins (une autruche ?) et puisque le suspens est rondement bien mené au travers des treizes épisodes composés d'environ trois lignes de scénario chacun et joués par des acteurs non-convaiquants, il faudra attendre le tout dernier épisode pour que la star fasse enfin son entrée, j'ai nommé Mr. T-Rex. Non je plaisante, ils n'avaient pas les moyens de créer un Tyrannosaure alors ils ont optés pour Albertosaurus. Si vous n'êtes pas un expert en jurassique, merci de cliquer sur ce lien avant de lire ce qui suit. L'Albertosaurus, Albert de son prénom est un dinosaure théropode de la fin du Crétacé supérieur, il mesure environ 9 mètres de long et pèse en moyenne une tonne et demi, soit la moitié de Susan Boyle. Son ami le Tyrannosaurus mesure quant à lui plus de 12 mètres et son poids peut culminer jusqu'à six tonnes et demi, autant dire qu'il n'en fait qu'une bouchée. Bien sûr nous oublierons d'aborder le thème Jurassic Park 3, ce funeste volet de la saga qui mettait en scène un Spinosaurus brisant la nuque d'un Tyrannosaure comme un vulgaire poulet de basse-cour. D'une, ces deux dinosaures sont séparés par 30 millions d'années, c'est donc peu crédible, de deux, on ne tue pas un t-rex. Compris M. Johnston ?

 

 

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Primeval: New World est donc une série plaisante à regarder si vous aimez les dinosaures et si vous venez de rentrer de soirée avec treize litres de whisky dans chaque bras, si vous êtes plus exigeants, optez pour les valeurs sûres. Souvenez-vous, en 1988 Spielberg et George Lucas produisaient Le Petit Dinosaure et la Vallée des merveilles, ce petit dessin-animé innocent destiné à familiariser les enfants avec le joyeux monde des dinosaures. Ce n'est que plus tard, en 1993, que Spielberg donnera le coup de grâce révolutionnant une nouvelle fois le cinéma. Après la mise en scène des Dents de la Mer, après les jeux de lumières de Rencontres du troisième type, après l'extraterrestre gentil dans E.T, Steven fait entrer les dinosaures dans la cours des grands. Mélangeant des images de synthèses enfin crédibles avec des animatroniques de toutes tailles (sans oublier les mecs en costumes), travaillant le mouvement et le déplacement de ses bestioles pour les rendre le plus réalistes possible, exécutant un travail sonore exemplaire en mélangeant des sons d'alligator, de tigre, d'éléphant, de dauphin, de grue, de faucon et j'en passe pour créer le cri de chaque animal, l'équipe du film a fait de Jurassic Park une référence en la matière et l'un des films les plus cultes de l'histoire. En attendant la sortie du quatrième volet prévu pour Juin 2014, réalisé par Colin Trevorrow, écrit par les scénaristes de La Planète des Singes: Les Origines et produit par Spielberg  (dont l'histoire devrait se dérouler sur Isla Nublar, comme pour le premier volet), le bon vieux Jurassic Park originel ressort actuellement dans les salles dans une version 3D. Le montage est le même, la sublime musique de John Williams également et le super "cd-rom interactif" est toujours présent. La convertion 3D est honnête (remasterisé, nouvel étalonnage, travail des couleurs et du grain); la verdure devient plus envahissante, les attaques plus immersives et la gueule d'un t rex plein cadre en train de bailler n'a rien perdu de son charme. Toutefois, et c'est triste de le dire, ce n'est pas la restauration du siècle, on a vu mieux. Enfin, le plus jouissif reste tout de même le grand-écran, bon nombre d'entre nous n'ont pas eu la chance de voir le film au cinéma, nul doute qu'ils sauteront sur l'occasion pour se rattraper. Un must-see, bien évidemment.

 

 

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En vrac, si vous voulez des zombies laissez vous tenter par la troisième saison de The Walking Dead d'aussi bonne facture que les précédentes. Bien que certaines relations entre les personnages soient tirées par les cheveux, elle reste efficace, plaisante à regarder et ravira les fans du genre. Si vous préférez les sous-marins, Last Resort vous conviendra peut-être. L'idée de base est intéressante bien que légèrement improbable; l'équipe d'un sous-marin refuse d'obéir à un ordre de tir de missile nucléaire et part tranquillement se réfugier dans une petite île (on parle bien d'un sous-marin, pas d'une Twingo), on y ajoute une bonne dose de complot et on goûte. Dans l'ensemble c'est correct malgré un rythme souvent inégal, mais l'arrêt précipité de la saison à visiblement poussé les scénaristes à la flotte. Le développement des personnages est complètement inégal, tout comme l'action qui peut être aussi explosive que soporifique, certains seconds rôles ont parfois plus de personnalité que les autres, la conspiration mise en place n'est pas très claire et le final est un peu foiré. De loin c'est une série intéressante, de près on est loin de la série intense qu'on nous avait promis. Vous voulez de l'amour mielleux et bipolaire ? Direction Beauty and the Beast. Le pitch de base ressemble légèrement à Dark Angel (Jessica Alba en moins, mais toutefois remplacée par Kristin Kreuk, non moins attirante), mais en inversant les rôles; un soldat mutant crée par une entreprise douteuse s'échappe et tente de survivre en restant caché, jusqu'au jour ou il fait la rencontre d'une jolie brune qui travaille dans la police, et bien sûr ils tomberont amoureux. La série mélange des enquêtes policières de bas-étage et une histoire d'amour impossible entre... la belle et la bête. Pour l'instant c'est inintéressant, répétitif, l'épisode 8 semblait vouloir enfin démarrer son intrigue - basée sur le meurtre de la mère de Chandler (salut Matthew Perry) - mais elle prend visiblement la direction des oubliettes, car l'amour est plus fort que tout. S'en suit un insupportable jeu du Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis jusqu'à l'épisode 9 (même après, en fait) qui vous donnera la monnaie de votre pièce au travers d'une sublime séquence de danse romantique, avec robe, costume, champagne, bokehs et ralentis pendant qu'une dame chante une reprise de The Calling. C'est d'un niais. Bref, si Beauty and the Beast se décide enfin à lancer son intrigue, elle pourrait devenir intéressante, sinon elle sera réservée aux adorateurs/trices de Disney. Ou de Twilight.

 

 

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Et si vous préférez la télévision au cinéma, sachez que la prochaine édition d'Intervilles sera présentée par... accrochez-vous: Olivier Minne. Tex. Et Thierry Beccaro. Les trois. En même temps. Faites de beaux rêves.