Coffee & Cigarettes.

08 mars 2014

Alternate Ending

Mesdames, messieurs, Coffee & Cigarettes a enfin pondu sa descendance et est fier de vous présenter... cette phrase sonne comme un faire part de naissance, c'est horrible.

Coffee & Cigarettes passe donc au format vidéo sous le doux sobriquet de Jarjarvis. Chaque semaine, l'émission vous présentera quelques anciennes critiques, mais cette fois avec l'image, de nouvelles analyses toutes fraiches, mais vous proposera également de découvrir les coulisses du cinéma au travers de quelques leçons de cinéma ainsi que des montages douteux... pour les plus tordus d'entre vous. Et plus si affinités.

Si ces vidéos vous enchantent (ou moins que ça, restons sobres), n'hésitez pas à vous abonner pour ne rien manquer et partagez-les avec vos amis, vos ennemis, vos animaux de la forêt ou autres, parce que l'auteur a des compétences commerciales qui frisent le néant.

Coffee & Cigarettes et Jarjarvis vous souhaitent un bon visionnage.

Pour y accédez, cliquez sur l'image.

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15 juillet 2013

That's all folks !

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Eh oui, toutes les bonnes choses ont une fin. Faute de temps, Coffee & Cigarettes ferme ses portes pour se concentrer sur d'autres projets.
Ne lisez pas trop les critiques et surtout n'oubliez pas, si vous voulez regarder un film alors faites-le, car lui ne vous regardera pas.

Point final.

 

Posté par Bohren à 06:41 - Permalien [#]

30 juin 2013

The Bay | My Movie Project

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Dans sa chanson intitulée Showbiz, Matt Pokora prononce ces quelques mots; Si tu veux me suivre alors put your hands up, si on allait leur faire un pull up, plus féroces que les fauves qui survivent dans la meute aux loups. Bien, étant donné que personne n'a compris et que ça n'a aucun lien avec le reste, nous allons pouvoir continuer. The Bay, aucun rapport avec Michael, est donc le nouveau film du papa de Good Morning Vietnam, un found-footage produit, une fois n'est pas coutume, par les producteurs de Paranormal Activity. The Bay s'attarde sur une colonie de parasites qui se baignent paisiblement dans les eaux de Chesapeake Bay, et qui vont finalement attaquer tout le monde. Mieux que des araignées géantes, mieux qu'une bande d'émos possédés, mieux que des ragondins dévoreurs de quenelles, voici le retour des bactéries mutantes.

 

 

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Si on pensait le principe du found-footage épuisé, on attendait certainement qu'un réalisateur confirmé se charge de lui donner un peu de matière, ce que fait plus ou moins Barry Levinson, car contrairement à beaucoup d'autres films du genre celui-ci va rester fidèle à son concept de bout-en-bout sans le laisser pédaler dans le couscous ; on est dans un reportage télé, point (ce qui permet de justifier les différents arrêts sur image, le montage, les voix-off, les interviews et compagnie). Le film va mélanger plusieurs points de vue pour solidifier son récit, car si l'histoire suit son cours de façon plus ou moins linéaire, on aura également le point de vue des scientifiques qui se chargeront d'étuder ces fameuses bactéries et de renforcer la crédibilité de l'ensemble, des habitants de Chesapeake Bay pour lui donner un peu plus de réalisme ou encore du maire irresponsable qui offrira au film un voile de critique sociale et politique pas déplaisant. Les différentes vidéos que l'on nous montre proviennent de téléphones portables, de fibres optiques, de caméra de surveillance, de voitures de police, ou même tout simplement de journalistes en plein reportage. Mais ce qui rend le film efficace ce n'est pas tant ce que l'on voit, c'est le sentiment que tous ces évènements pourraient se produire dans notre réalité - ce qui est plus ou moins le cas.

 

 

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Oui, mais, il ne suffit pas d'avoir un bon réalisateur et une mise en scène potable pour réussir un film de ce genre, et c'est entre une élection de Miss Crustacé et une autopsie de poisson pourri que le film va montrer ses faiblesses. Ses incohérences, ses placements de caméra pas toujours judicieux sans oublier ces fameux individus qui ne savent absolument pas cadrer (y compris les caméramans professionnels), une voix-off moyennement agréable, une qualité visuelle à peu près digne d'une vidéo I-Phone, des acteurs relativement moyens, un scénario prévisible qui veut en plus mâcher le travail aux spectateurs trop idiots pour comprendre par eux-mêmes et un manque de dynamisme évident qui rend le tout particulièrement soporifique. Si le film se laisse regarder, la plus grosse claque qu'on a envie de lui mettre concernerait plutôt le rapport qualité/prix, car débourser 8 € pour regarder un reportage télé qui n'a strictement aucun intérêt sur grand-écran, c'est trop.
Bref, l'idée est bonne, le scénario est intelligent, bien que pas toujours cohérent, mais l'ensemble ne se démarque pas vraiment de tout ce qu'on a vu auparavant, il remplace simplement son récit par une trame écologique. The Bay mérite un visionnage pour la postérité mais ne vous déplacez pas pour lui (surtout quand on sait que le film est disponible... sur Dailymotion).

 

 

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On l'a présenté comme la nouvelle comédie des frères Farrelly (ce qui est faux puisque Bobby n'a pas participé au film), comme la plus impressionnante distribution jamais vue, comme une nouvelle référence de l'humour et j'en passe, mais on vous a menti. On a connu les années de gloire des Farrelly Bros, ce bon vieux temps des Mary à tout prix, Fous d'Irène et autres Dumb & Dumber (dont la suite est en préparation), puis on a senti un début de déclin avec Les Femmes de ses rêves qui ne tenait debout qu'avec la grâce de Ben Stiller et les douces Malin Akerman et Michelle Monaghan. On a plongé dans le bas de gamme avec Bon à Tirer puis on s'est noyé dans l'insupportable avec les Les Trois Corniauds qui arrive à être plus mauvais que le pire des Adam Sandler (bien que ce soit un pléonasme). Aujourd'hui les Bros reviennent donc avec cette nouvelle comédie ; presque quatre ans de tournage, un casting impressionnant, un budget ridicule, des acteurs pas toujours payés et surtout un bide monumental, mais justifié.

 

 

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My Movie Project est donc un pot-pourri qui regroupe quelques bonnes vannes, quelques bonnes scènes, beaucoup d'absurde, des acteurs qui n'ont probablement jamais eu un sens de l'auto-dérision aussi développé, mais aussi beaucoup de blagues douteuses et un scénar... pardon, un fil conducteur en carton. Souvent grossier, puisque c'est la grande mode depuis quelques années dans le monde des comiques de bas-étage, le film peine souvent à être autre chose qu'ennuyeux et peine doublement quand il s'agit de nous faire rire. Cela dit, il réussit à varier les thèmes et propose une palette de sketches qui, bien qu'inégaux, trouveront peut-être leur public ; Peut-être qu'un Hugh Jackman avec une paire de couilles sur le menton saura vous rendre la vie plus agréable, à défaut de lui épargner une belle casserole pour le reste de sa carrière ; Peut-être que le duo Naomi Watts/Liev Schreiber vous donnera envie (ou non) d'être un adolescent, car c'est peut-être le sketch le mieux écrit du film ; Peut-être que chi... déféquer sur Anna Faris est plus dans vos cordes, dans ce cas vous aimerez probablement vous imaginer à la place de Chris Pratt ; Peut-être que vous serez ravis de voir une parodie assez géniale d'Apple avec l'iBabe portée par Richard Gere ou encore une pub pour la maltraitance des photocopieurs ; Ou peut-être que vous voudriez voir Emma Stone pleurer, voir Justin Long faire ce qu'il peut avec un mi-costume de Robin face à une Kristen "Supergirl" Bell, voir Chloë "Kick-Ass" Moretz avoir ses règles, voir Johnny Knoxville et Seann William Scott se battre contre un Gerard Butler déguisé en lutin, voir Halle Berry faire du guacamole avec son sein droit ou encore admirer Elizabeth Banks défoncer la tronche du petit chien de Josh Duhamel dans un sketch signé James Gunn. Si vous avez lu ceci, vous comprennez maintenant pourquoi les termes "inégal" et "blague douteuse" se sont glissés dans cette critique.

 

 

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Bref, quand on sait que l'équipe n'a pas souhaité faire la promo du film et qu'il n'y a même pas eu d'avant-première pour la presse, alors que c'est quasiment toujours le cas, on comprend rapidement pourquoi. My Movie Project est un film dont on peut se passer, et qui encore une fois ne mérite pas le déplacement.

26 juin 2013

Continuum

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Continuum est une série télé créée par Simon Barry. L'histoire se déroule en 2077, le monde est dominé par des grandes entreprises qui contrôlent à peu près tout. Un fait qui ne plait évidemment pas à tout le monde, notament à Liber8, un groupe de résistants rebelles extrémistes terroristes meurtriers  (il faut que ça fasse peur, comprenez) qui tentent de faire basculer le système. Mais ce que Kiera Cameron - flic de la CPS (City Protective Services) et personnage principal de la série - ne savait pas, c'est que les bougres disposent d'une technologie leur permettant de remonter dans le temps, et qu'ils ont justement prévus de l'utiliser afin de changer le monde. Elle se retrouve donc propulsée en 2012 à Vancouver, loin de son mari, de son fils, de sa vie, et n'a donc rien de mieux à faire que de traquer ces criminels qui menacent de détruire son avenir en changeant le passé.

 

 

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Le pitch est simple, sur le papier rien ne semble faire de Continuum une série novatrice en la matière et pourtant, le traitement des personnages va apporter une petite touche intéressante à l'ensemble. S'il y a bien évidemment le côté manichéen obligatoire (l'héroïne est la gentille et les terroristes sont les méchants), la vapeur tend à se renverser dès le premier épisode et on finit par comprendre et approuver - plus ou moins - les motivations de chacun. Après tout, les terroristes veulent simplement rendre le monde meilleur et nous expliquent à l'occasion que le monde de 2077 est loin d'être rose. Quant à notre chère Cameron, qu'elle soit d'accord avec eux ou non ne change rien, si le passé est modifié elle risque de perdre son fils et son mari, voire même de ne plus exister. Ce simple fait rend la relation entre les personnages plus complexes que dans bien d'autres séries du même genre, et si l'écriture n'est pas forcément exceptionnelle, elle a le mérite de rester intriguante, et cohérente.
De plus, Kiera est une sorte d'être humain amélioré, elle dispose de plusieurs atouts futuristes comme une technologie de réalité augmentée implantée dans le cerveau ainsi qu'une combinaison top Gogo Gadgetto qui font d'elle une sorte de... Deus ex machina. Elle doit donc rester discrète pour, encore une fois, ne pas modifier le futur en créant des évènements irrationnels pour cette époque (si vous voyez quelqu'un devenir subitement invisible en 2012, vous vous posez quelques questions je pense). Elle trouvera également de l'aide auprès d'un certain Alec Sadler, un petit génie de l'informatique qui lui filera un coup de main de temps à autre. Je n'en dirais pas plus pour ne pas spoiler mais il y a ici aussi une trame intéressante à construire.

 

 

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On se retrouve donc avec une série policière SF, un thriller noyé dans un problème de voyage dans le temps avec quelques flashs-back pour éclaircir l'histoire et un sympathique cliffhanger en fin de saison qui pourrait rendre la suite un peu plus intéressante (saison 2 en cours de diffusion). Car si le procédé est bien utilisé, à défaut d'être amélioré ou réinventé, la série souffre toutefois d'un léger classiscisme. Que ce soit dans son écriture, intéressante mais pas suffisamment poussée pour se démarquer, dans les décors ou effets spéciaux des années 90, malgré une direction artistique relativement correcte, ou dans le jeu des acteurs qui ne sont ni exceptionnels, ni mauvais pour autant. On retrouvera Rachel Nichols qu'on a vu récemment dans l'oubliable Alex Cross ou encore dans le Star Trek de J.J Abrams, Victor Webster, Erik Knudsen, le so sad, so very, very sad guitariste de Scott Pilgrim, ainsi que plusieurs personnages apparus dans la série X-Files, soit Tony Amendola, Roger Cross ou encore William B. Davis.

 

 

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Bref Continuum n'est pas déplaisante à regarder mais ne creuse pas encore assez son sujet, elle pourrait devenir le petit frère de Fringe, une version moins passionnante et moins scientifique mais plus humaine, plus "relationnelle", à condition qu'elle se prenne un peu en main et qu'elle ne nous donne pas l'impression de nous vendre quelque chose que l'on a déjà vu des dizaines de fois. Affaire à suivre.

24 juin 2013

Man of Steel

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Quand Zack Snyder croise le chemin de The Dark Knight... Car oui, Superman et Batman ont quelques points communs intéressants. Outre le fait qu'on retrouve Christopher Nolan et David S. Goyer, réalisateur et scénariste de la trilogie The Dark Knight, ainsi que le compositeur Hans Zimmer au cast de Man Of Steel, il est bon de rappeler que tout deux sont des personnages issus de l'univers DC Comics. Notons qu'on retrouvera (logiquement) Superman dans la Justice League (le Avengers de chez DC), une fois que tout les personnages auront eu droit à leur adaptation cinématographique (comme Avengers, donc). En creusant un peu plus loin, on se souvient des deux volets Batman qu'avait réalisé Tim Burton avant que Joel Schumacher décide de plomber la saga, mais le bougre avait également été embauché pour tourner un volet de la saga Superman nommé Superman Lives, avec Nicolas Cage dans le rôle principal. Projet que la maison Warner abandonnera pour laisser place au Superman Returns de Bryan Singer, qui lui-même sera mis de côté pour mettre en branle une toute nouvelle aventure, celle de Man of Steel.

 

 

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Si J.J Abrams (qui a également écrit un script pour Superman intitulé Superman: Flyby) a su rendre Star Trek accessible à ceux qui n'appréciaient pas particulièrement la saga kistchissime originelle (moi y compris), Zack Snyder (qui se met aussi à abuser des flares) réussit avec Man Of Steel à nous faire oublier les non moins kitschissesques épisodes de Superman. Car l'histoire de l'homme à la combinaison bleue et rouge n'a plus de secrets pour nous. Certains l'ont connu au travers des comics, d'autres grâce aux dessins-animés, d'autres ont pu le voir au cinéma, notamment sous les traits de Christopher Reeve et de sa petite mèche de cheveux qui lui sert d'ouvre-boite et les derniers auront pu apprécier les superbes séries télés, des premières jusqu'aux dernières. Et bien sûr on connait le costume, moche la plupart du temps. Aujourd'hui, Zack Snyder reprend le contrôle du navire pour une version plus réaliste, plus contemporaine, et ceci passe d'abord par quelques modifications. En effet, comme l'a fait Nolan avec Batman, remplacé par The Dark Knight, Superman laisse ici place à son nouveau sobriquet, alias Man of Steel, histoire de s'éloigner un peu de la vision trop héroïque et peut-être trop fantaisiste du nom original. Plus sombre, plus brutal, plus touchant, Superman 2.0 est en piste, c'est l'heure du verdict.

 

 

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Puisque je vais être assez bipolaire dans cette critique, je vais la couper en deux. On va donc commencer par le négatif. Premièrement, le scénario. Si la réecriture est à la hauteur de ce qu'on attendait, une histoire plus "humaine", plus sombre et comme je le disais, plus contemporaine, force est de constater que l'essence même de la franchise a été noyée dans ce nouveau script. En effet, l'étiquette Superman n'est plus qu'un accessoire de scénario, il manque le fun et la magie de ce que l'on peut attendre d'un film de super-héros. Si ce n'est pas dérangeant dans le fond, le travail effectué sur la forme l'est un peu plus. Voir le Général Zod annoncer sa présence par flux RSS sur tout ce qui a un écran (télévisions, téléphones...) avec une vidéo digne d'un montage Al-Qaïda (oui, les aliens sont très intelligents mais ils ne savent toujours pas faire des vidéos potables - on a remarqué ça dans Transformers, aussi), c'est un peu trop cliché. Quant à l'évolution du personnage, elle est peut-être un peu brutale. Durant la première heure on nous montre un homme bon, calme, qui ne s'énnerve pas quand on l'agresse, qui ne veut faire de mal à personne, mais dans la seconde partie du film il passe son temps à ravager la moitié de la Terre avec des scènes de combats répétitives, accompagné de ces fidèles soldats américains qui mettent une heure trente à comprendre que non, Superman n'est pas leur ennemi. L'équilibre entre les différentes structures scénaristiques et rythmiques n'est pas aussi parfait qu'on pouvait l'exiger. Les séquences intimistes montrant l'enfance, l'adolescence, la jeunesse de notre héros sont trop éparpillées, quelque chose ne colle pas. Idem pour cette petite amourette avec la fameuse Lois Lane qui est comme chiée sur un plateau au milieu du repas, c'est pas crédible, et que dire de cette séquence de tornade qui, bien que sublimée par la musique de Zimmer soit purement et simplement du domaine de la série B. Et enfin... qu'en est-il de l'humour ? Je sais, le contexte n'est pas le meilleur pour faire des vannes, mais Snyder n'est pas novice en la matière, il sait comment adoucir le ton au bon moment, sauf qu'ici il ne le fait pas. Superman n'est plus un kéké en slip rouge, c'est un guerrier plongé dans un monde mi héroic-fantasy, mi urbano-apocalyptique grisâtre qui tente tant bien que mal de percer les doux secrets de l'humanisme, sans jamais vraiment y arriver. À trop vouloir faire du spectaculaire, on en oublie la légèreté, la beauté, cette petite chose innocente qui était présente dans la bande-annonce du film, et qui nous faisait rêver.

 

 

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Mais vous me direz, se plaindre qu'il y ait de l'action dans Superman c'est comme se plaindre de souffrir de somnolence en regardant du Lelouch, ça n'a pas de sens. Car pour trouver les points positifs de Man Of Steel, il suffit de reprendre ce que j'ai dis au-dessus, et de l'inverser. Le scénario manque de fun et de magie, c'est un fait, la romance avec Lois est bâclée et quasi-inexistante, c'est un autre fait, mais la suite annoncée devrait en toute logique réparer ces erreurs. L'évolution du personnage est bancale, elle manque d'un poil de profondeur, mais les quelques plans montrant l'enfance de Clark Kent sont sublimes, parfois touchants, le soin apporté au caractère esthétique est remarquable et enveloppé avec soin par les doigts magiques de Zimmer qui signe encore une fois une OST de grande qualité. Ces quelques séquences sont de loin les meilleures du film, on aurait préféré en voir plus d'ailleurs, mais les séquences d'action ne sont pas à jeter pour autant. L'esthétisme de Snyder est bien connu, il nous a montré l'ampleur de sa qualité visuelle au travers de ses précédents films et effectue le même travail ici, de la planète Krypton jusqu'aux vaisseaux spatiaux, en passant par les séquences de vol (le dernier combat avec Zod est juste dantesque) ou encore les différentes scènes de fight qui envoient du pâté et qui jètent à la gueule des spectateurs la monnaie de leur pièce. La seconde partie du film apporte autant de destruction qu'un film de Emmerich mais ça a de la gueule, la mise en scène est impeccable, les effets spéciaux sont excellents et le tout est justifié par... beh parce qu'il y a des méchants qui ne sont pas ici pour peigner des poneys, donc il faut bien les combattre. Ces mêmes scènes servent à montrer la - relative - vulnérabilité de Superman, car comme toujours le fait d'être humain est d'abord une faiblesse, puis ensuite une force (on n'échappe pas à l'adage selon lequel on puise la force de nos sentiments, blablabla). Car même si vous êtes au bord de la mort, la seule volonté peut vous faire renaitre. Ça donne naissance à des scènes illogiques, mais tant pis.

 

 

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Autre point bancal du film ; son casting. En réalité il n'y a qu'un rôle qui vient faire pencher la balance, c'est celui de Lois Lane. Amy Adams n'est pas crédible, elle tente de jouer une femme forte et fragile mais on y croit à aucun moment, c'est fade, surjoué, sans âme. Et c'est bien dommage car elle se heurte à un Henry Cavill impeccable en tout point, à un Michael Shannon diabolique, un Russell Crowe qui a de la gueule, un duo Kevin Costner/Diane Lane de qualité et un Laurence Fishburne malheureusement sous-exploité. En fait, Man of Steel est très bon sur beaucoup de points. Réalisation, effets spéciaux, mise en scène, décors, costumes, tout est impeccable, mais la structure du scénario n'atteint pas ce niveau. Non pas qu'il soit mauvais, bien au contraire, il est est simplement mal découpé et manque de richesse quand il parle de ses personnages. La romance aurait pu attendre, le passé de Clark Kent aurait du être plus développé, son enfance, ses débuts sur Terre (cela dit, si je ne me trompe pas, c'est la première fois qu'on voit réellement Krypton, c'est toujours bon à prendre) et l'action aurait pu être moins répétitive dans la dernière heure.

 

 

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Bref, Man of Steel est bancal. Beaucoup de mielleux, mais du miel savoureux. Beaucoup d'action mais rien de totalement gratuit façon Michael Bay. Bonne réecriture, mais imparfaite. Pas beaucoup de fun, mais du grand spectacle. Pas beaucoup de larmes, mais Hans Zimmer. Man Of Steel n'atteint pas la qualité d'un Dark Knight, c'est un bon film, un excellent film d'action, mais il lui manque une louchée de richesse pour devenir une référence et une lampée de fun pour rentabiliser le pop-corn que vous n'aurez de toute façon pas le temps de manger. Espérons que ceci sera corrigé dans le prochain volet. Petit conseil final, allez le voir en 2D, c'est bien suffisant.

 

 


11 juin 2013

Hunted

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Et ce sera une critique express. Dans Hunted le pitch est simple, Sam est une espionne qui survit à une tentative d’assassinat possiblement commanditée par sa propre équipe. Une fois guérie, elle reprend son travail habituel au sein de l'agence sans vraiment savoir à qui elle peut se fier. On a déjà vu ça des trouzaines de fois mais la série est créee et écrite par Franck Spotnitz, scénariste de X-Files alors on jète un oeil par curiosité. Le premier détail que l'on remarque, et qui sera en fin de compte la plus grosse qualité d'Hunted, c'est sa plastique. Rare sont les séries qui peuvent se vanter d'une telle qualité visuelle; c'est beau, bien filmé, bien éclairé, bien monté, et même si l'ensemble a du mal à se renouveller au fil des épisodes (on retrouvera souvent les mêmes cadres, les mêmes jeux de focale etc), notre oeil ne peut qu'être satisfait. Mais ça ne fait pas tout, si l'histoire est relativement intéressante, mettant en scène du complot avec son lot de personnages, de doutes et tout ce qui fait le bonheur du genre, la mise en scène est parfois un peu trop mécanique, trop rapide (malgré le rythme quasi-léthargique de la série), et on se retrouvera parfois devant des scènes qui n'ont plus de raison d'exister à notre époque - ces scènes ou un tueur doit éliminer le héros du film mais au dernier moment il se lance dans une discussion inutile, ou alors il est déconcentré par un spectacle de dauphin à la télé, le héros en profite donc pour reprendre le dessus, buter le méchant et continuer à vivre. When you have to shoot; Shoot, don't talk.

 

 

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Bref, Hunted est une sorte de Bourne (non, plutôt de Salt), une série assez intéressante même s'il lui manque un peu de contenu. Visuellement agréable, pas trop mal jouée (pour peu qu'on apprécie les différents faciès de Melissa George et les lèvres anesthésiées/collagènées façon Emmanuelle Béart), un peu chiante par moment puisque que le rythme est lent et que les épisodes durent tout de même une heure chacun, mais surtout en attente d'une suite (une saison deux est en négociation) car la série ne compte que huit épisodes et que toutes les questions n'ont pas leur réponse. Hunted - à ne pas confondre avec la série Haunted, portée par Matthew Fox - est donc une série qui mérite un petit coup d'oeil. Notons que les amateurs de Lost seront peut-être ravis de retrouver Adewale Akinnuoye-Agbaje, alias M.Eko.

06 juin 2013

After Earth

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Avant de commencer, j'aimerais que l'on salue tous ensemble le grand Marc Headley pour avoir étudié le film de Shyamalan et conclu avec des arguments d'une pertinence incroyable que After Earth serait un hommage à la scientologie. Oui car lorsqu'un personnage de film doit vaincre sa peur et qu'il y a un volcan, il est scientologue. Bravo Marc, nous attendons tous avec impatience ta prochaine analyse.
Bien, After Earth est donc le nouveau métrage pondu par Manoj Nelliyattu Shyamalan, un réalisateur que tout le monde appréciait il y a une dizaine d'années mais qui a clairement perdu de sa superbe depuis la sortie de La Jeune Fille de l'eau. Et le gouffre continua de s'effondrer avec les films suivants, tous plus convainquants qu'un sachet de Krema sur les genoux d'un T-rex pédophile. Certaines critiques en ont d'ailleurs profité pour nommer After Earth le film de la dernière chance, parce qu'on voulait tous enfin voir le réalisateur sortir la tête de l'eau. Pour y parvenir, Shyamalan a donc opté pour la science-fiction, un choix à double tranchant car malgré l'abondance des productions SF de ces dernières années (et des prochaines), il y a aussi le point de la concurrence. On a eu du Cloud Atlas, du Oblivion, du Prometheus, on attend avec impatience le Elysium de Neill Blomkamp, le Gravity d'Alfonso Cuarón, l'Interstellar de Nolan ou encore le Riddick de... non, pas celui-là. Pour se démarquer il faut donc savoir trouver un bon sujet, une bonne histoire, mais avant tout quelque chose d'intéressant car un film creux, surtout en SF, c'est un film sans intérêt.

 

 

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Notons pour l'anecdote qu'on retrouve le nom de Will Smith dans différentes parties du générique, car en plus de participer à la production, c'est bien lui qui est à l'origine du scénario. Eh oui. Voulant lancer la carrière de son fils (chose qu'il a déjà fait précédemment, on les retrouve d'ailleurs tous les deux dans À la recherche du bonheur), il embaucha Gary Whitta, scénariste du Livre d'Eli, avant de se diriger vers Shyamalan - lui qui n'avait jamais prêté sa plume depuis le début de sa carrière. Le film devait au départ raconter l'histoire d'un père et de son fils partant faire un peu de camping. Malheureusement au cours du voyage la voiture sort de la route, l'enfant se retrouve seul et doit s'enfoncer dans la forêt pour trouver de l'aide. Franck Dubosc n'étant pas disponible, Smith et Whitta ont décidé de transformer le scénario en un film de survie en territoire science-fictionnesque. After Earth est né.
Le sujet choisi par Shyamalan (enfin, par Smith & Whitta) est donc la peur, il tente de démontrer au travers de son film les conséquences de l'inconnu sur l'homme. Pour certains, la peur est ce qui nous protège, ce qui nous permet de survivre, mais le réalisateur a vu les choses sous un autre angle : Aujourd’hui, on a peur de commencer un nouvel emploi, de s’investir dans une nouvelle relation car nous ne savons pas ce qui va se passer, et ça n’est pas forcément une bonne chose. Je trouvais intéressant de jouer avec cette idée dans un film : ici il s’agit d’un père qui apprend à son fils à surmonter sa peur. C’est une magnifique leçon, car si l’on peut apprendre à contrôler sa peur de l’inconnu, alors on peut tout accomplir. Bien, on nous promet donc de l'aventure, de la survie, de la relation père-fils et des monstres pas gentils, alors allons-y.

 

 

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Les bases sont simples, l'humanité a quitté la Terre devenue inhabitable et s'est exilée sur une planète nommée Nova Prime. Kitai Raige est un petit gars qui veut prouver qu'il en a dans le ventre, il décide donc de passer un concours pour intégrer le clan des Rangers, son père, Cypher, étant général. Mais il échoue. La relation entre le père et le fils est assez tendue, les deux se sentent coupables de la mort de leur soeur/fille mais n'abordent jamais le sujet. L'un est immature, jeune, l'autre est militaire et froid comme la glace, c'est alors que la mère leur propose de faire un voyage ensemble pour se rapprocher, mais leur vaisseau s'écrase sur Terre. Evidemment tout le monde crève sauf eux, leur balise de détresse ne fonctionne pas, le père est blessé, le fils doit donc entamer seul un long périple pour rejoindre la queue de l'appareil dans laquelle se trouve une autre balise de détresse qui elle, fonctionne, pendant que son père le guide... avec des instruments un peu douteux. La trame est donc très classique et très linéaire, on se retrouve face au voyage initiatique d'un adolescent qui doit prouver sa valeur afin de devenir un homme. Même si à l'image on ne voit bien souvent qu'un personnage aller d'un point A à un point B.

 

 

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L'un des aspects intéressants provient des décors, de cette nature sauvage qui retrouve toujours le chemin de la vie. Exit les décors post-apocalyptiques, dans After Earth on a de "vrais" décors naturels, de belles forêts, des animaux qui courent et qui volent dans tous les sens, des chutes d'eau vertigineuses et j'en passe. La science-fiction laisse donc une place au fantastique, on s'enfonce dans cette jungle et on y découvre quelques-uns de ses dangers, notamment au travers d'une séries d'animaux plus ou moins laids qui viendront se mesurer à notre petit Kitai. Oui, même s'ils ressemblent - presque - tous à ce que nous connaissons (on est sur Terre quand même) la plupart de ces animaux sont en image de synthèse. On pourrait se dire qu'ils ont dépensé sans compter pour créer toutes ces petites bêtes mais ce n'est pas le cas, le résultat est très rarement satisfaisant (notamment les espèces de tigres moches). Cependant, si on fait fi des questions de qualité, on constate avec aisance que ce monde est bien pauvre, et surtout bien trop vide pour réellement sentir une menace. Les bêtes sont peu nombreuses (pour faire court ils sont tous dans la bande-annonce), les différentes variétés d'animaux se comptent sur les doigts de la main et elles ont tendance à débouler un peu n'importe comment, et n'importe quand. Exemple, des babouins arrivent à sentir la présence de Kitai à je ne sais combien de dizaines de mètres et décident de l'attaquer; pourtant quelques minutes plus tard il peut tranquillement faire un somme dans l'herbe pendant on ne sait combien de temps sans être dérangé. Étant donné qu'on nous apprend quelques minutes plus tôt que tous les animaux ont évolué pour tuer l'homme, on trouve ça un peu limite à gober.

 

 

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Et c'est un des points négatifs de After Earth, son sens du rythme et son manque de richesse. D'un côté nous avons la mise en image de Shyamalan qui nous congratule de quelques jolis plans, parfois iconiques, parfois très classiques - certains d'entre eux sont d'ailleurs éclairés n'importe comment, je pense à la scène de dialogue au-dessus de la chute d'eau par exemple, étonnant puisque le chef-op du film n'est autre que Peter Suschitzky, un habitué des plateaux de David Cronenberg. De l'autre nous avons le silence et cette supposée menace qui n'existe en réalité que très rarement. Pourquoi mettre la Terre en quarantaine et nous annoncer qu'elle recèle de dangers si c'est pour nous offrir trois ou quatre séquences pas foncièrement grandioses ? L'environnement est calme, les protagonistes ne parlent que très peu, le choix était pourtant clair.
On retrouve également ce problème dans le scénario puisqu'en plus d'être inégal, il ne va jamais au bout de son récit. Le background imposé par l'histoire (celui d'une Terre supposée ravagée, d'une colonie externe, de la vie dans l'espace ou des supposées nombreuses civilisations qu'il habite) n'est qu'accessoire, la relation père/fils ne décolle absolument jamais et les différents rites de passage que traverse Kitai tombent bien souvent à plat. Si le script est en faute, les dialogues (bien souvent à chier) et les acteurs sont loin d'être innocents.

 

 

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C'est assez troublant de voir un Will Smith froid, totalement déconnecté. Il reste de marbre face à toutes les situations, sa voix est toujours monotone et on peine à ressentir en lui la moindre émotion. Certes, cette interprétation minimaliste prend tout son sens lorsque l'on connait la nature de son rôle, de son personnage, mais elle détruit également toute forme d'émotion, de complicité, ou simplement de crédibilité dans cette relation père/fils. On n'y croit pas, à aucun moment. Cela dit je me permet une petite parenthèse sur le personnage campé par Will Smith puisqu'en plus d'obtenir une certaine autorité, on comprend en sous-texte que Cypher est perçu comme le sauveur de l'humanité, fait assez rare dans la science-fiction pour un personnage noir, c'est toujours bon de le signaler. Fin de la parenthèse. Si le Prince de Bel-Air arrive donc à tenir son rôle, bien que ce choix d'écriture (ou d'acteur !) ne soit peut-être pas le meilleur, on ne pourra offrir à son fils Jaden autant de mérite. Son manque de charisme évident et son interprétation plus qu'inégale (horrible, pour être précis) sont autant de facteurs qui plombent une nouvelle fois la plupart des scènes, ce qui est plutôt embêtant puisqu'il détient le plus grand temps d'image (encore une fois, la scène de discussion sur la cascade est un bon exemple).
Et pour terminer, il est bon de signaler que même dans une production à 130m$ on trouve encore des traces flagrantes de mauvais goût, ou de design douteux. Prenons l'exemple du vaisseau dans lequel voyagent Cypher et Kitai; bien que son aspect extérieur soit sympathique (une sorte de raie, possiblement dessinée par Colie Wertz, un artiste qui a travaillé sur Transformers ou encore Star Wars), la texture choisie pour la carlingue (sorte de métal grossier) va sans aucun doute prendre un coup de vieux d'ici quelques années. Idem pour les décors intérieurs qui sont légèrement laids, et comme si ça ne suffisait pas ils sont allés nous coller des gros voyants oranges en plein sur le tableau de bord. C'est magnifique, on dirait des clignotants de Twingo. Mais le meilleur reste à venir car à la fin du film on découvre un splendide générique disco défiler sous nos yeux, avec des petites étoiles qui éclatent derrière les noms des acteurs, et rien que pour ça on est pas déçus d'être venus.

 

 

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Bref, After Earth est donc une nouvelle déception. Si tout n'est pas à jeter, l'ensemble rate sa cible et manque cruellement de contenu. Les 1h40 de film paraissent longues, le scénario est prévisible, inintéressant, parfois creux et parfois très cliché (souvent les deux), il n'y a pas de surprise, pas de suspens, les acteurs sont peu convainquants (un comble pour une histoire de père/fils !) et le récit n'arrive pas à se rendre intéressant. Si on peut conserver quelques éléments (précisément ceux qui n'ont pas été mis en avant), tout le reste est à oublier, faites-en autant.

20 mai 2013

Texas Chainsaw 3D

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Bien, trois semaines sont passées, trois semaines sans pouvoir jeter un oeil à ce nouvel Evil Dead pour en dire du mal, voila qui est frustrant. Je jette donc à la corbeille le programme consacré à Gatsby, à Trance ainsi qu'au dernier film de Redford pour m'attarder sur autre chose. Revenge is a dish best served cold. 1974, année de naissance de Victoria Beckham, Tobe Hooper accouche d'un film qui construira les bases du Slasher-movie avant de devenir l'un des films d'horreur les plus cultes du septième art, Massacre à la tronçonneuse est né. On y découvrira les aventures de Franklin la tortue, accompagné des souris Jerry (sans Tom) et Sally (en référence au film Vendredi 13 puisque Jason est un poisson), ainsi que Pam qui ne sera pas accompagné de son ami Poum, du Capitain Kirk et de Bubba, le petit ourson. Si le film a subi de nombreuses suites, incluant le remake de Marcus Nispel et le reboot de Jonathan Liebesman, il a fallu attendre presque 20 ans après le film de Kim Henkel pour qu'une nouvelle suite fasse son apparition. C'est John Luessenhop, réalisateur de Takers qui s'en charge, mais on aurait préféré qu'il ne le fasse pas. Amusons-nous, en images.

 

 

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Faisons les choses dans l'ordre; Massacre à la tronçonneuse 3D (la version 2013) commence avec un bref flash-back des évènements qui se sont déroulés le 18 août 1973, date à laquelle se déroulait les évènements du tout premier métrage réalisé par Tobe Hooper. Le film continue en racontant la suite des évènements, le lendemain (donc le 19 août 1973). On y découvre d'ailleurs un bébé (Heather) qui sera reccueilli, puis adopté. Enfin, la trame principale fait son entrée, elle se déroule en 2012 et on retrouve donc notre chère Heather (le personnage principal) avec quelques mètres de plus. Si on fait le calcul, on se rend compte qu'un fossé de 39 ans sépare ces deux périodes, la cohérence voudrait donc que Heather, le petit bébé sauvé des débris soit âgé de 39-40 ans, la voici telle qu'elle est dans le film :

 

 

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Ça vous semble crédible ? On pourrait également s'amuser à déterminer l'âge approximatif de Leatherface, pour rigoler. On ne sait pas grand chose de lui sur ce point, mais dans le remake on apprend qu'il est né en 1939. Il aurait donc 73 ans, vous verrez par vous-même qu'il n'a pas besoin d'un déambulateur pour courir avec une tronçonneuse. La cohérence n'est donc pas au rendez-vous, un autre détail vient d'ailleurs appuyer ce fait. Plus tard dans le film, après moults évènements, Heather se retrouvera dans un commissariat après s'être fait attaquer par Leatherface (j'y reviendrais), le policier la laisse seule dans une pièce avec le carton des "évidences". À l'intérieur elle y trouve un journal daté du 19 août avec un article en première page qui raconte les évènements qui se sont déroulés... le 19 août (ceux qui nous sont présentés au début du film). Si on suit la logique, l'article aurait donc été écrit, publié, imprimé et distribué le même jour que ces évènements. Ah, ils sont rapides ces journalistes.

 

 

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Bref, reprennons. Après l'introduction, le film démarre son histoire à l'intérieur d'un supermarché. Ou plutôt dans les coulisses d'un supermarché puisque nous nous retrouvons dans l'espace boucherie, choix judicieux lorsqu'on débute un film supposé sanglant vous en conviendrez.
Inutile d'avoir rempli une formation HACCP pour remarquer que l'endroit n'est guère respectueux envers les règles d'hygiène et de sécurité, un petit contrôle s'impose. On notera toutefois la délicatesse de Heather, le personnage principal, qui porte tout de même une blouse et des gants (ainsi qu'un bonnet et des bracelets, mais personne n'est parfait).

 

 

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Evidemment, on se doute (plus ou moins) que ce personnage représente la fille "cool" du film, il va donc falloir combler le vide en rajoutant une pou... un autre personnage féminin dont la subtilité et la candeur crève l'écran. Je vous présente donc Nikki :

 

 

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Pour l'anecdote, Nikki (jouée par Tania Raymonde) est belle et bien l'Alex Rousseau de la série Lost, c'est pas forcément évident au premier coup d'oeil. Notez au passage le sympathique figurant qui vient acheter sa viande en arrière-plan, la petite sacoche banane sur le côté pour la frime. Attention, si vous voulez montrer que vous avez du faire plusieurs prises pour une simple scène de discussion de trente secondes dans un supermarché, pensez à faire quelques faux-raccords. Cheveux en arrière...

 

 

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Hop, cheveux sur le côté. Tiens, puisqu'on est dans le domaine capillaire laissez-moi vous présenter un autre personnage. Oui elle ne sert à rien mais sa coiffure mérite au moins une seconde. Remarquez également le chariot sur la gauche, garé pile devant un autre rayon. On est chef de rayon ou on ne l'est pas.

 

 

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Mais revenons à nos moutons. Journée de travail terminée, on retourne à l'appartement pour y décrouvrir un nouveau personnage, Ryan, le copain d'Heather. Quoi de mieux pour introduire un black que de le mettre torse nu en lui faisant taper dans un sac. Notez également les deux petits dessins soigneusement installés dans le cadre, à gauche on a une sorte de main qui sort de terre et à droite... une soucoupe volante qui vient chercher des humains ?

 

 

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Continuons donc dans le domaine artistique, sur le plan suivant on découvre un tableau, constitué de peinture et d'ossements divers. On apprends également que madame (ou monsieur !) aime dessiner des tourbillons et des femmes nues porteuses de maisons intra-utériennes.

 

 

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C'est alors que notre amie va poser cette chouette question:

 

 

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Non ma grande, tu es une artiste voyons. Plus tard, Heather décidera de partir pour le Texas afin de toucher l'héritage laissé par sa famille, une belle grande maison. On est en 2012, la jeunesse est folle et souvent riche dans ce genre de film, vous vous attendez à voir une superbe Camaro flambant neuve ? Un Hummer jaune poussin avec des jantes bien brillantes ?

 

 

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Hop, faites entrer le splendide VW des années 80. C'est bien, ils ont pris le plus moche. Pour tenir le coup, ils décident de s'arrêter dans un supermarché pour acheter des vivres. On ne voit pas grand chose, mais les deux filles ressortent avec cinq sacs.

 

 

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Comment ça tout ça ? Non, personne ne saura jamais ce que contenait les autres sacs, peut-être dans le prochain film. Quoiqu'il en soit nous allons pouvoir introduire le dernier personnage de la bande, Kenny, le copain de Nikki. Kenny aime percuter des pauvres gens égarés, et c'est ce qu'il fait avec Darryl, un personnage improbable, prétextant qu'il ne l'avait pas vu venir.

 

 

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Il faut admettre pour sa défense que l'endroit est mal éclairé et bondé de monde :

 

 

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Ils vont donc prendre ce pauvre homme en voiture pour lui éviter de marcher sous la pluie. Juste avant d'arriver à la maison, le réalisateur nous offre ce magnifique plan pour nous faire comprendre que l'endroit est hostile, que la menace plane au-dessus de cet endroit et que la mort les attends. Certains aurait choisi un corbeau, un sanglier ou un autre animal folklorique, si possible éventré, mais pas John Luessenhop.

 

 

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Plutôt flippant n'est-ce pas. Ils arrivent donc sur place, son avocat lui tend une lettre. Il explique qu'elle provient de sa grand-mère et lui répète plusieurs fois qu'elle doit absolument la lire. Chose qu'elle ne fera évidemment pas. Plus tard, après avoir visité la maison, ils décident d'aller acheter à manger, des steaks pour être précis. Visiblement, les quatre mystérieux sacs remplis de nourriture achetés quelques minutes plus tôt n'en contenait pas. Ils partent donc faire les courses et laissent Darryl, un inconnu récupéré sur la route rappellons-le, tout seul. Dans leur maison. Avec le trousseau de clefs. Règle n°1: Dans un film d'horreur, les personnages principaux doivent être idiots.

 

 

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Monsieur fait donc comme chez lui, et puisqu'on lui a confié les clés de la maison et il y va à coeur joie. Il remarque d'ailleurs que sur le trousseau se trouve une grosse clé, et qui dit grosse clé dit grosse porte, donc peut-être gros butin, il va donc partir en quête du Graal jusqu'au moment où...

 

 

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Tiens ? Ne serait-ce pas une porte secrète superbement camouflée dans le mur ? Il ouvre donc cette porte, puis une autre, descend un escalier et y trouve une pièce secrète, ainsi qu'une nouvelle porte. Je reviendrais sur cette porte plus tard, Darryl se fait honteusement tuer, fin de l'histoire, on peut passer à autre chose. Quoique, faisons juste un petit apparté, si vous avez lu ma critique de The Barrens, vous vous souviendrez peut-être de ce que j'ai dis sur les Shérifs...  

 

 

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Bref, plus tard pendant la soirée, alors que tout le monde est rentré des courses et qu'ils ont compris que Darryl n'était pas un sain, ils prennent un peu de temps pour se détendre. Soudain, Nikki vient interrompre Marvin alors qu'il fait tranquillement une partie de billard. Tout seul. Elle le traine jusqu'à l'écurie prétendant avoir vu quelque chose de malsain, elle semble effrayée. Laissons parler les images.

 

 

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Ça, c'est fait ! C'est à peu près du niveau American Pie, dans un film d'horreur c'est toujours de très bon goût. Pendant ce laps de temps, Heather continue de faire le tour sa nouvelle maison pendant que ses amis s'envoient en l'air et/ou se font tuer. Puis elle tombe subitement sur le corps de sa grand-mère décédée que personne n'a daigné vouloir enterrer. Elle a peur, vous pensez bien, elle se précipite donc pour prévenir les autres.

 

 

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Mais quelle ne fut pas sa suprise lorsqu'elle découvrit par inadvertance ce noble individu préparant à manger dans la cuisine:

 

 

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Pof, le grand méchant l'emmène dans sa taverne et en profite pour découper Kenny, ce qui laisse à Heather le temps de s'enfuir. Oui parce que toutes les portes sont restées ouvertes, c'est mieux quand on capture quelqu'un.

 

 

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Wait for it...

 

 

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Pof. Ne vous inquiétez pas elle n'a rien, elle est solide. Mais le tueur continue de la poursuivre avec sa tronçonneuse, elle continue donc sa petite ballade.

 

 

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Wait for it...

 

 

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WAIT FOR IT...

 

 

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Pof. Elle se retrouve donc dans le cimetière près de la maison (règle n°2: dans un film d'horreur, les maisons sont toujours proches d'un cimetière), elle n'a nulle part ou aller, si ce n'est dans toutes les directions et une forêt visiblement immense, mais ou décide t-elle subitement de se cacher ?

 

 

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Dans un cercueil. Parfait, un endroit clos sans aucune issue de secours, il ne manque plus qu'un miracle pour la sauver. Et le miracle arrive, puisque Nikki et Marvin sortent enfin de la grange et se rende compte qu'un homme est en train de tronçonner un cercueil en pleine nuit, ce qui est plutôt inhabituel. Ils attirent le méchant et retournent se réfugier dans la grange, l'un s'arme d'une pelle, l'autre d'un fusil (parce qu'il y a un fusil en état de marche dans la grange, oui). Et voila la grosse punchline du film:

 

 

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Notons pour l'anecdote que Leatherface, le méchant du film, est justement originaire du Texas. Mais chut, Nikki ne le sait pas. Passons. Quelques minutes plus tard ils arrivent à s'enfuir à bord du van, se font rattraper par le tueur et terminent leur course dans un ravin quelques mètres plus loin (car le tueur a eu le temps de découper une roue au passage). La course poursuite continue à pied, toujours avec Heather. Elle tombe comme par miracle sur le carnaval du village mais aucune des huit cents personnes présentes daigne lui filer un coup de main. Soudain elle se retrouve piégée vers une grande roue. Et là, si vous êtes normalement constitués vous vous dites: Non, elle ne vas pas...

 

 

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Eh bien si, elle s'accroche à la roue. UNE ROUE. Donc Leatherface, pragmatique, n'a plus qu'à attendre qu'elle redescende. Il faudrait un miracle ? Alors miracle, la cavalerie arrive, s'en suit un magnifique lancé de tronçonneuse. Plus tard elle décide d'appeller Farnsworth (son avocat) pour avoir quelques renseignements sur toute cette affaire de meurtres et compagnie. Ils se rejoignent dans un bar, discutent, Burt arrive, ça sent le roussi, elle décide de fuir. Attention, leçon de montage. Elle sort du bar en courant :

 

 

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Elle s'apprête à traverser une route, pour s'assurer qu'il n'y a aucun danger elle regarde à droite une fois :

 

 

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Deux fois :

 

 

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Donc là logiquement, si menace il y a, elle devrait venir de la gauche ?

 

 

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Eh bien non, une voiture déboule de nulle part, face à elle. Pas évident à éviter n'est-ce pas ?  Elle se fait donc attraper et pour éviter qu'elle ne dévoile ce qu'elle vient de découvrir, elle se fait trainer jusqu'à l'abbatoir du coin et se retrouve attachée avec des cordes. Evidemment elle essaie de se défendre et là... le réalisateur se dit que ce serait l'endroit idéal pour ajouter un peu de nudité, admirez-donc la qualité de mise en scène et le travail de recherche effectué en amont pour mettre au point cette séquence. Bon, là on va lui attacher les mains.

 

 

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Puis comme elle a envie de se défendre, elle lui mettra un petit coup de pied dans la jambe :

 

 

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 Et comme ça bah... le mec il perd un peu l'équilibre :

 

 

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Et puis vu qu'il a rien sur quoi se rattraper... on fera comme si il arrachait un peu son bouton de chemise quoi :

 

 

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Hein ? C'est pas mal ça, t'en penses quoi ?

 

 

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Et ainsi de suite jusqu'à la fin. Heather prend enfin le temps de lire la lettre que lui a écrite sa grand-mère avant de mourir (elle y apprends que Leatherface est enfermé dans le sous-sol de la maison, que c'est son cousin... bref, tout ce qu'elle aurait du savoir pour éviter le massacre). Elle lui demande d'avoir pitié de Leatherface, d'être gentil avec lui, de l'aider, et en retour il l'aidera aussi. Alors récapitulons, Leatherface est le cousin d'Heather, c'est aussi un tueur en série, il a massacré ses amis, son mec, en a presque fait de même avec elle, mais elle s'en fout royalement et préfère oublier tout ça pour protéger sa famille. Mignon n'est-ce pas ? Oh un dernier petit détail avant de conclure, dans la lettre la grand-mère fait objet d'une porte en métal qui renferme une cave à vin (celle que Kenny essaie d'enfoncer vers le début du film - là ou il crève), un joli plan nous la montre une nouvelle fois pour nous rafraichir la mémoire :

 

 

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Le détail drôle c'est que depuis le début du film, cette porte... est en bois. Tout comme le scénario, et tout le reste. Si on peut retenir quelques scènes de boucherie sympathiques (bien qu'on ait vu mieux ailleurs, et de nombreuses fois), et des scènes particulièrement drôles (malgré elles), ce nouveau volet de TCM est une daube sur tous les points. Direction photo bancale, acteurs partiellement mauvais, mise en scène désastreuse, les chefs décorateurs sont à la ramasse, tout comme le réalisateur, l'histoire se cale grossièrement sur le premier volet et enchaine les incohérences... et on ne sait toujours pas ce qu'il y avait dans ces foutus sacs en plastique !

06 mai 2013

Iron Man 3 | Upside Down | Dark Skies | Defiance | Primeval NW | Jurassic Park 3D

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Comme certain(e)s ont pu le constater, ce blog est mis à jour de façon très régulière, on va donc faire d'une pierre six coups. Commençons par dire un petit mot sur Iron Man 3 puisqu'il y a un mot à dire. Partez du fait que le film commence par un titre d'Eiffel 65 et se termine par une voiture nommée E-tron, et vous aurez une bonne idée du contexte. D'un côté on garde le fun d'Iron Man, de l'autre on s'en éloigne pour s'asseoir sur un script plus sombre et moins bien écrit. Le film commence par remonter le temps jusqu'en 1999 pour nous présenter deux nouveaux personnages, le scientifique Aldrich Killian et la chercheuse Maya Hansen. L'un veut travailler avec Stark, l'autre semble avoir créée une plante qui se régénère toute seule. Sur le papier c'est une bonne idée, dans la forme c'est moins bon, ce petit retour en arrière va tout simplement permettre de ruiner le suspens du film puisqu'on connaitra immédiatement la finalité des évènements qui vont suivre. En gros, on aurait du apprendre plus tard ce qu'on sait depuis le début.

 

 

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La distribution est bancale également, Ben Kingsley est excellent mais le personnage du Mandarin est bien trop sous-exploité, Gwyneth Paltrow continue de prendre du grade dans l'histoire mais reste encore un poil trop en retrait (sauf à la fin du film ou elle... sera un peu particulière), idem pour Don Cheadle qui mérite qu'on lui accorde plus de temps. Guy Pearce est bon dans la première partie (oui, il surjoue un peu mais c'est du Marvel alors ça passe), la seconde est un peu plus limite. Ajoutons à ceci l'absence des membres du SHIELD et, au grand regret de tout le monde, de Scarlett, malgré quelques petites références au film Avengers (puisque Iron Man 3 se déroule après ces évènements). Côté réalisation, malgré le nom de Shane Black (réalisateur de L'Arme Fatale et autres Kiss Kiss Bang Bang) c'est tout aussi mitigé, on aura de jolies scènes (la séquence de l'avion est assez savoureuse, l'arrivée de l'armée Stark pendant la scène finale l'est tout autant, bien que pas toujours cohérente), de bons effets spéciaux (la destruction de la maison devrait plaire à Roland Emmerich) et de bonnes idées (la reconstitution 3D de la scène de crime notamment) mais également d'autres plus mauvaises, ou tout simplement mal mises en scènes (et répétitives, comme cette armure qui ne cesse de voler au secours de Tony, une fois c'est cool, quinze fois, moins). Exit également la bande-son rock'n'roll à base de ACDC et autres Black Sabbath, certains s'en plaindront, les autres prendront le temps d'apprécier la qualité de la B.O actuelle qui contient néanmoins quelques bons thèmes. Bref, Iron Man 3 a gardé le bon et le mauvais des deux premiers épisodes, le résultat est bêtement moyen. Si l'envie vous en prend vous pouvez restez jusqu'à la fin du générique histoire de (peut-être) rigoler une dernière fois, mais ne vous attendez pas à une mise en place du Avengers 2 ou de tout autre Marvel puisque ce n'est le cas).

 

 

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Si vous voulez un peu de poésie, vous pourrez jeter un oeil au Upside Down de Juan Solanas avec Jim Sturgess et Kirsten Dunst. Mélange de fantastique, de science-fiction, de conte de fée et de film d'auteur, Upside Down est une sorte de... Roméo & Juliette, finalement. Il raconte l'histoire d'Adam, un jeune homme vivant dans un monde ouvrier et grisâtre, hanté par le souvenir d'une blondinette nommée Eden, une jeune femme vivant dans un monde luxurieux. Adam et Eden, oui. Et ces deux mondes sont en réalité deux planètes différentes qui tournent sur une même orbite, presque collées entre-elles (ce qui rappelle un peu le "repli" des rues de Paris du rêve d'Ellen Page dans Inception), ils n'ont qu'à lever les yeux pour admirer le monde d'en haut. Je vous passe les détails, le film ne fait que prendre au pied de la lettre l'expression "tomber amoureux", il y a le monde d'en bas, le monde d'en haut, le garçon pauvre, la fille riche... Upside Down jongle avec les métaphores comme un routier avec des cardans de Simca pour nous offrir une histoire d'amour linéaire, sans aucune surprise, niaise à outrance, pompée par un scénario utilisant des raccourcis narratifs dignes des plus mauvaises comédies romantiques ou films SF de seconde zone, embrassé par un monde couvert de CGI tel un énorme fond d'écran Photoshoppé jusqu'à la moëlle et utilisant la musique sans aucune parcimonie (bien qu'on retrouve dans celle-ci des morceaux de Syd Matters et autres Sigur Rós). Quant à la réalisation, qui ne cesse de jongler entre différents axes de caméra, c'est sympa cinq minutes mais ça donne un peu la gerbe sur la longueur. Bref, Upside Down tente de jongler avec les symboles et autres métaphores pour se créer une vraie mythologie mais n'y parvient jamais, le concept est intéressant, quelques idées sont à garder mais le tout est aussi poussif que complètement vide. D'un film supposé renversant n'en ressort qu'un flagrant mauvais-goût et un manque incroyable de finesse et de suggestion.

 

 

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Si vous ne voulez pas de poésie, allez donc faire un tour chez Jason Blum. Après avoir produit Paranormal Activity, Insidious, Sinister (et bientôt le prochain Rob Zombie, ainsi que le prochain Oren Peli intitulé Area 51, ça promet), le bougre sortira prochainement Dark Skies, un film... d'horreur, fantastique ou ce que vous voulez, avec lui on sait jamais vraiment ce qu'il en est. Encore une fois on a droit à un script original, une famille vit dans une banlieue bien tranquille dans une jolie petite maison, c'est alors que se produisent des évènements étranges. Ils apprendront plus tard que leur enfant a été "marqué" par des extraterrestres pour un futur enlèvement. Cette fois pas de found-footage ni de caméra subjective (mais de la caméra de surveillance, on ne se refait pas), le film est réalisé avec une vraie caméra et rappellera parfois la mise en scène d'Insidious, quelque chose de très simple, old-school, et largement suffisant. Le deuxième point agréable, contrairement à Paranormal Activity, c'est que le film va au bout de son sujet, on en voit ni trop, ni pas assez, il n'y a pas de gore et pas d'abus, seulement quelques ombres et des boites de conserves empilées. L'ensemble rappellera les premiers films de Spielberg et autres X-Files puisqu'il semble s'en inspirer largement. Peut-être trop, c'est d'ailleurs ce qui fait son plus gros défaut; Dark Skies n'a aucune personnalité, il pique des scènes aux films qui ont déjà fait leurs preuves et qui sont bien plus intéressants que lui, il empile les clichés, il n'innove en rien sur l'apparence de nos amis d'outre-Terre, n'a quasiment aucune profondeur et n'a pas plus creusé pour pondre son final. Bref, une petite série B qui plaira peut-être aux nostalgiques, malgré un manque de contenu flagrant.

 

 

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Histoire de faire la transition, sachez que Dark Skies a été réalisé par Scott Charles Stewart, le même réalisateur qui oeuvre actuellement sur Defiance, la nouvelle série SF diffusée sur Syfy. Un futur lointain, des humains et plusieurs races d'extraterrestres qui tentent de cohabiter dans un monde hostile, les codes de la science-fiction sont respectés sans pour autant apporter d'idées nouvelles - du moins pour le moment, la série est en cours de diffusion. Le monde est assez chouette, mélange de western et de cyber-punk le tout baigné dans un monde post-apocalyptique, certains aliens ont de la gueule, d'autres moins, mais c'est à peu près tout. La mise en scène, l'écriture, la direction des acteurs, le rythme, tout est inégal, parfois c'est bon, parfois c'est mauvais, parfois ça a du sens et parfois non. Idem pour les effets spéciaux, certains sont de bonne facture et d'autres sont très mauvais - le pire reste encore cet éclairage douteux et ces jeux de contrastes horribles sur l'image, c'est moins dérangeant que cette chose infâme qu'on nomme Battlestar Galactica : Blood & Chrome, par exemple, mais c'est tout de même rétiniennement peu agréable. Et puis on pourrait une nouvelle fois ouvrir le débat concernant le maquillage, ce choix qui implique de déformer plus ou moins partiellement le visage d'un acteur pour lui donner un côté plus... moche ? Pardon, plus original, moins humain, à l'image de la jolie Stephanie Leonidas qui se retrouve à porter un pseudo-masque de Na'vi, avec un front étrange et un nez à moitié enfoncé. Etait-ce vraiment nécessaire ? Bref, au casting on retrouve également Grant Bowler (le Capitaine Gault de Lost) qui manque un peu de charisme, Julie Benz (Rita Bennett dans la série Dexter) qui manque de talent, Tony Curran, Mia Kirshner ainsi que Jaime Murray, fille de Billy Murray. Et non de Bill Murray. Notons pour terminer que Defiance propose un tout nouveau concept (un projet transmédia, pour être précis), car la série télévisée est accompagnée d'un jeu-vidéo de type MMO-TPS édité et développé par Trion Worlds. L'univers est le même, l'histoire également, il est donc possible de naviguer entre les supports et il semblerait même qu'il y ait des interactions entre les deux, mais je ne saurais en dire plus.

 

 

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Si vous préférez les grosses dindes, vous pourrez vous pencher sur Primeval: New World. Dérivé de la série Nick Cutter et les Portes du temps, P:NW raconte l'histoire d'une petite équipe chargée d'étudier des anomalies (des failles spatio-temporelles) et, accessoirement, de chasser divers types de dinosaures qui viennent faire un petit tour dans notre monde. Certains sont cools, d'autres beaucoup moins (une autruche ?) et puisque le suspens est rondement bien mené au travers des treizes épisodes composés d'environ trois lignes de scénario chacun et joués par des acteurs non-convaiquants, il faudra attendre le tout dernier épisode pour que la star fasse enfin son entrée, j'ai nommé Mr. T-Rex. Non je plaisante, ils n'avaient pas les moyens de créer un Tyrannosaure alors ils ont optés pour Albertosaurus. Si vous n'êtes pas un expert en jurassique, merci de cliquer sur ce lien avant de lire ce qui suit. L'Albertosaurus, Albert de son prénom est un dinosaure théropode de la fin du Crétacé supérieur, il mesure environ 9 mètres de long et pèse en moyenne une tonne et demi, soit la moitié de Susan Boyle. Son ami le Tyrannosaurus mesure quant à lui plus de 12 mètres et son poids peut culminer jusqu'à six tonnes et demi, autant dire qu'il n'en fait qu'une bouchée. Bien sûr nous oublierons d'aborder le thème Jurassic Park 3, ce funeste volet de la saga qui mettait en scène un Spinosaurus brisant la nuque d'un Tyrannosaure comme un vulgaire poulet de basse-cour. D'une, ces deux dinosaures sont séparés par 30 millions d'années, c'est donc peu crédible, de deux, on ne tue pas un t-rex. Compris M. Johnston ?

 

 

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Primeval: New World est donc une série plaisante à regarder si vous aimez les dinosaures et si vous venez de rentrer de soirée avec treize litres de whisky dans chaque bras, si vous êtes plus exigeants, optez pour les valeurs sûres. Souvenez-vous, en 1988 Spielberg et George Lucas produisaient Le Petit Dinosaure et la Vallée des merveilles, ce petit dessin-animé innocent destiné à familiariser les enfants avec le joyeux monde des dinosaures. Ce n'est que plus tard, en 1993, que Spielberg donnera le coup de grâce révolutionnant une nouvelle fois le cinéma. Après la mise en scène des Dents de la Mer, après les jeux de lumières de Rencontres du troisième type, après l'extraterrestre gentil dans E.T, Steven fait entrer les dinosaures dans la cours des grands. Mélangeant des images de synthèses enfin crédibles avec des animatroniques de toutes tailles (sans oublier les mecs en costumes), travaillant le mouvement et le déplacement de ses bestioles pour les rendre le plus réalistes possible, exécutant un travail sonore exemplaire en mélangeant des sons d'alligator, de tigre, d'éléphant, de dauphin, de grue, de faucon et j'en passe pour créer le cri de chaque animal, l'équipe du film a fait de Jurassic Park une référence en la matière et l'un des films les plus cultes de l'histoire. En attendant la sortie du quatrième volet prévu pour Juin 2014, réalisé par Colin Trevorrow, écrit par les scénaristes de La Planète des Singes: Les Origines et produit par Spielberg  (dont l'histoire devrait se dérouler sur Isla Nublar, comme pour le premier volet), le bon vieux Jurassic Park originel ressort actuellement dans les salles dans une version 3D. Le montage est le même, la sublime musique de John Williams également et le super "cd-rom interactif" est toujours présent. La convertion 3D est honnête (remasterisé, nouvel étalonnage, travail des couleurs et du grain); la verdure devient plus envahissante, les attaques plus immersives et la gueule d'un t rex plein cadre en train de bailler n'a rien perdu de son charme. Toutefois, et c'est triste de le dire, ce n'est pas la restauration du siècle, on a vu mieux. Enfin, le plus jouissif reste tout de même le grand-écran, bon nombre d'entre nous n'ont pas eu la chance de voir le film au cinéma, nul doute qu'ils sauteront sur l'occasion pour se rattraper. Un must-see, bien évidemment.

 

 

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En vrac, si vous voulez des zombies laissez vous tenter par la troisième saison de The Walking Dead d'aussi bonne facture que les précédentes. Bien que certaines relations entre les personnages soient tirées par les cheveux, elle reste efficace, plaisante à regarder et ravira les fans du genre. Si vous préférez les sous-marins, Last Resort vous conviendra peut-être. L'idée de base est intéressante bien que légèrement improbable; l'équipe d'un sous-marin refuse d'obéir à un ordre de tir de missile nucléaire et part tranquillement se réfugier dans une petite île (on parle bien d'un sous-marin, pas d'une Twingo), on y ajoute une bonne dose de complot et on goûte. Dans l'ensemble c'est correct malgré un rythme souvent inégal, mais l'arrêt précipité de la saison à visiblement poussé les scénaristes à la flotte. Le développement des personnages est complètement inégal, tout comme l'action qui peut être aussi explosive que soporifique, certains seconds rôles ont parfois plus de personnalité que les autres, la conspiration mise en place n'est pas très claire et le final est un peu foiré. De loin c'est une série intéressante, de près on est loin de la série intense qu'on nous avait promis. Vous voulez de l'amour mielleux et bipolaire ? Direction Beauty and the Beast. Le pitch de base ressemble légèrement à Dark Angel (Jessica Alba en moins, mais toutefois remplacée par Kristin Kreuk, non moins attirante), mais en inversant les rôles; un soldat mutant crée par une entreprise douteuse s'échappe et tente de survivre en restant caché, jusqu'au jour ou il fait la rencontre d'une jolie brune qui travaille dans la police, et bien sûr ils tomberont amoureux. La série mélange des enquêtes policières de bas-étage et une histoire d'amour impossible entre... la belle et la bête. Pour l'instant c'est inintéressant, répétitif, l'épisode 8 semblait vouloir enfin démarrer son intrigue - basée sur le meurtre de la mère de Chandler (salut Matthew Perry) - mais elle prend visiblement la direction des oubliettes, car l'amour est plus fort que tout. S'en suit un insupportable jeu du Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis jusqu'à l'épisode 9 (même après, en fait) qui vous donnera la monnaie de votre pièce au travers d'une sublime séquence de danse romantique, avec robe, costume, champagne, bokehs et ralentis pendant qu'une dame chante une reprise de The Calling. C'est d'un niais. Bref, si Beauty and the Beast se décide enfin à lancer son intrigue, elle pourrait devenir intéressante, sinon elle sera réservée aux adorateurs/trices de Disney. Ou de Twilight.

 

 

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Et si vous préférez la télévision au cinéma, sachez que la prochaine édition d'Intervilles sera présentée par... accrochez-vous: Olivier Minne. Tex. Et Thierry Beccaro. Les trois. En même temps. Faites de beaux rêves.

22 avril 2013

Les Âmes Vagabondes

Les Âmes Vagabondes d'Andrew Niccol.

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Je pourrais certainement me passer de cette critique tant un "Bref,  Stephenie Meyer." pourrait suffire. Car si vous ne connaissez pas encore la bougresse qui se camoufle derrière ce doux sobriquet, sachez donc que Miss Meyer n'est autre que l'auteur de Twilight, cette fameuse histoire d'une fille gonflante qui hésite entre un loup gonflé à la testo et un vampire au visage recouvert d'héroïne, avec un fond de désir inaccessible et une métaphore de la sexualité particulièrement subtile. Et ça a duré pendant cinq films. Aujourd'hui la Dame revient avec un nouveau bouquin intitulé Les Âmes Vagabondes, que certains comparent à L'Ecume des jours mais je ne saurais pas vous dire pourquoi. Je ne sais pas non plus par quel procédé/pot-de-vin notre ami Andrew Niccol, réalisateur de Bienvenue à Gattaca ou encore Lord of War se retrouve derrière la caméra, mais il est bien là. Curieux.

 

 

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Pour ma défense je n'ai pas lu le livre, il n'y aura donc pas de comparaison, je vais seulement me contenter du synopsis ; La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes mais nos esprits sont contrôlés. Melanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder. Cette partie aurait pu être intéressante, elle est d'ailleurs une des nombreuses bases de la science-fiction, mais on parle de l'auteur de Twilight rappellez-vous. Suite du synopsis: Quelque part, caché dans le désert, se trouve un homme qu’elle ne peut pas oublier. L’amour pourra-t-il la sauver ? Voila, on a fait le tour. Mièvrerie es-tu là ? Bien sûr qu'elle est ici, fidèle comme une ombre. Car dans Les Âmes Vagabondes il y a 10% de SF et 60% d'amour mielleux. Le reste du pourcentage est destiné à rentabiliser le prix de votre oreiller, accessoire indispensable. L'histoire nous ouvre dès le début une porte potentiellement intéressante, celle de la dualité, celle d'un esprit alien qui entre en conflit avec un esprit humain. Le détail notable réside dans le fait que deux esprits différents occupent le même corps, l'un peut écraser l'autre à tout moment ou peut décider de cohabiter. Dès les premières minutes Melanie est manipulée comme une marionnette, l'âme présente dans son corps se sert de ses souvenirs pour localiser les autres survivants, on aurait donc pu s'attendre à une lutte pour la liberté, voire à une réflexion globale sur le genre humain mais ce n'est pas le cas. Cette lutte intérieure ne sera jamais approfondie et jamais vraiment mise en scène puisque le réalisateur l'illustre avec une technique de bas-étage : la voix-off. Autant lui foutre un bouton d'acné qui parle, ça aura le mérite d'être drôle. On regrettera également la caricature de chaque espèce, avec l'alien dictateur d'un côté, l'humain bon, brave, le coeur sur la main de l'autre. Mais ce n'est pas un problème puisque Meyer se fout royalement de ce point et de tout ce qui peut se passer autour de sa protagoniste, elle préfère mettre de côté toute la profondeur et tout l'intérêt qu'elle pouvait tirer de son histoire pour se concenter sur une histoire d'amour bien meilleuse, bien longue, bien tirée sur les bords, mais surtout très chiante.

 

 

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Vous êtes nostalgiques du triangle amoureux de Twilight ? Ne vous inquiétez pas il est de retour. Enfin pas totalement puisque Meyer est astucieuse ; puisqu'il y a deux esprits à l'intérieur du corps de Melanie, ce n'est plus un triangle, c'est un carré ! Nous avons donc notre chère Melanie amoureuse de Jared et notre chère Vagabonde/Gaby/Wanderer/Wanda (l'esprit alien qui occupe le corps de Melanie) amoureuse de Ian. Oui, l'alien tombe amoureux très rapidement, même si c'est un sentiment qu'il ne connaissait pas quelques heures plus tôt. Cela dit l'alien sait choisir son partenaire puisque le sus-nommé Ian peut également passer du t'es pas humaine, je préfère te tuer au stade en fait je suis amoureux de toi bisoubisou avec seulement une bonne nuit de sommeil. Le mélange des sentiments de chacun n'est pas inintéressant, c'est là que se trouve certainement l'essence même du récit de Meyer, mais lorsque le tout est enveloppé d'un sentimentalisme exacerbé, qu'il est stéréotypé à outrance (le choix des acteurs est un bon exemple) et qu'il se veut métaphorique sans jamais gratter en-dessous de la surface, il en devient inexorablement soporifique. On pourrait d'ailleurs remettre en cause la vision crétine de Meyer qui semble vouloir affirmer qu'une femme ne peut rien faire de sa vie sans avoir un bellâtre au creux de ses bras, mais on l'a déjà fait pour Twilight.

 

 

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Même si ce triangle amoureux est régulièrement coupé par des scènes de dialogue plus ou moins ridicules, des séquences montrant la belle Diane Kruger (la gentille méchante)... plus ou moins ridicules aussi, ou encore une séquence de poursuite assez drôle qui se finit en suicide (vous remarquerez que les aliens savent vachement bien comment encercler un camion en fuite; une voiture sur chaque côté, une voiture derrière et 20 mètres de libre devant) on ne voit que lui. Et cette longue et inintéressante relation va durer jusqu'à la fin, cette fin qui s'étire, qui traine, traine, et retraine, pour bien appuyer le happy-end général (vous pensiez que ça allait se terminer en bain de sang ?) et pour bien nous placarder au visage cette douce morale : L'amour, c'est plus fort que tout. Concernant l'image, on a connu Niccol en plus grande forme, s'il nous offre une palette de décors plutôt sympathiques, le tout manque cruellement d'âme et pêche surtout par un montage foireux qui enchaine les séquences n'importe comment. On pourrait également saluer la petite Saoirse Ronan qui s'en sort bien, mais c'est bien la seule.

 

 

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Bref, sans critiquer la version papier, l'adaptation des Âmes Vagabondes sur grand-écran n'a rien de très savoureux et n'apporte rien de nouveau dans le registre qu'elle explore. La relation entre Melanie et l'Âme n'est pas suffisamment approfondie et laisse place rapidement à un duo de romances aussi passionnant qu'un documentaire sur la reproduction des dauphins. Si vous avez l'âme sensible ou si vous avez quatorze ans il fera peut-être votre grand bonheur, si vous vous attendiez à plus, surtout de la part de Niccol, vous risquez certainement d'être déçus.